Yemaya

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Issue No.43
  • :0973-1164
  • :juillet
  • :2013

Que ce soit en Afrique du Sud, au Chili, en Ouganda ou en Inde, comme le montre ce numéro de Yemaya, les femmes de la pêche artisanale et à petite échelle sont confrontées à des difficultés croissantes dans leur vie quotidienne. Entre des gouvernements bureaucratiques et des marchés prédateurs, d’une part, des organisations professionnelles contrôlées par les hommes et la violence des quartiers et même du domicile, la vie peut devenir infernale pour la plupart d’entre elles. Ces femmes tiennent habituellement le coup grâce à leur force intérieure ou à l’entraide mutuelle ; mais pour qu’elles obtiennent justice et trouvent la place qu’elles méritent dans ce secteur et la société, il reste tellement à faire.

ASIE : Inde

Cri du cœur

Une pièce de théâtre évoquant la vie des femmes de la pêche connaît le succès dans les villages de pêcheurs et aussi les villes


Renu Ramanath (renuramanath@hotmail.com), écrivain indépendante


Le cri de la vendeuse de poisson résonne à travers le monde. Il traverse les barrières établies par l’homme : langues, régions, religions, pays. C’est le cri des marginalisés qui ont été boutés hors de la vie par les mains des puissants, un cri pour pouvoir continuer à subsister.

Les malheurs des gens de la pêche ont été le sujet de nombreuses créations artistiques de par le monde, sous des formes variées, des genres différents : romans, films, pièces de théâtre… En Inde, dans l’État du Kerala, on citera le célèbre roman de Thakazhi Sivasankara Pillai, Chemmeen, et sa version cinématographique qui a créé des clichés véhiculés par la suite dans un certain nombre d’autres films pour décrire le monde de la pêche.

La vie des enfants de la mer n’a pas souvent été représentée dans le théâtre du Kerala, qui a pourtant été dans le passé un puissant out