Yemaya

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Issue No.38
  • :0973-1164
  • :novembre
  • :2011

Les communautés de pêche et les groupes autochtones, les populations d’agriculteurs, de pasteurs, d’habitants des forêts risquent souvent de devoir abandonner leurs terres, leurs forêts, leurs lieux de pêches, leurs territoires. On reconnaîtra à cet égard tout l’intérêt des négociations intergouvernementales relatives aux Directives volontaires pour la gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts qui sont en cours dans le contexte de la Sécurité alimentaire nationale sous les auspices du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA). Ces Directives ont donc pour objectif d’améliorer la gouvernance dans ces domaines afin d’assurer la sécurité alimentaire pour tous.

Q & R

Entretien avec Solene Smith, présidente du réseau Coastal Links, Afrique du Sud, pêcheuse à Langebaan, localité de pêche traditionnelle située sur la seule vraie lagune du pays, à l’ouest


Jackie Sunde (jsunde@telkomsa.net), Membre de l’ICSF, chercheuse à l’Unité d’évaluation environnementale, Université de Cape Town, Afrique du Sud


Solene, avez-vous un droit d’accès à la mer à Langebaan ?

Non, plus maintenant. Avant le système des permis, tout le monde avait le droit. Et nous travaillions à côté de nos hommes.

Vous avez le droit d’exploiter les ressources marines ?

Non.

Vous avez le droit d’occuper le terrain sur lequel vous vivez ?

Oui, j’ai le droit à ma maison. Auparavant, nous vivions tous près de cette belle lagune ; mais nous avons dû déguerpir à cause des lois d’apartheid. Maintenant j’ai ma propre maison.

Par rapport à l’ancien système, quels sont actuellement vos droits ?

Dans le passé, il n’y avait pas de système de permi