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Issue No.30
  • :0973-1164
  • :mars
  • :2009

Dans son intervention lors de la 28ème session du Comité des pêches (COFI) de la FAO, Zoila Bustamente, présidente de la CONAPACH (Confédération nationale des pêcheurs artisans du Chili), posait cette question : « Pourquoi les femmes et les questions de genre ne sont-elles pas spécifiquement mentionnées dans le Code de conduite pour une pêche responsable ? » Elle s’exprimait là au nom du WFFP (Forum mondial des populations de pêcheurs), de l’ICSF (Collectif international d’appui aux travailleurs de la pêche) et de l’IPC (Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire). Son intervention appuyait une proposition de la société civile qui avait pris forme au cours de l’Atelier préparatoire à la Conférence de Bangkok, à savoir ajouter au Code de conduite de la FAO un chapitre particulier sur la pêche artisanale pour traiter des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des femmes, des hommes et des communautés (voir SAMUDRA n° 51, p. 7). Beaucoup diront que ce Code de conduite souligne déjà à plusieurs reprises la nécessité de faire participer toutes les parties prenantes, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes. Ainsi, l’article 6.13 demande aux États, lors de la prise de décision relative à l’élaboration des lois et des orientations de politiques concernant l’aménagement et le développement des pêcheries, ainsi que l’assistance et les prêts internationaux, de faciliter la consultation et la participation effective de l’industrie, des travailleurs du secteur, des organisations environnementales et autres organisations intéressées.

ASIE / VIETNAM

Définir un agenda

La Conférence régionale sur les femmes de la pêche qui s’est tenue récemment à Hanoi a défini un agenda régional pour améliorer la situation des femmes dans ce secteur


Than Thi Hien (tthien@mcdvietnam.org), responsable de Recherche et développement, Centre pour la conservation de la vie marine et le développement communautaire, Hanoi, Vietnam


Saines pratiques écologiques, droits sociaux et du travail, participation communautaire, droits des femmes : quatre éléments qui constituaient le fondement de l’importante Déclaration de Hanoi sur les femmes de la pêche qui visait à mieux cerner l’identité des pêches artisanales de l’Asie du Sud-Est.

Ce texte est le résultat d’une conférence qui s’est tenue, du 2 au 4 décembre 2008, à Hanoi sur le thème des Femmes de la pêche en Asie du Sud-Est et qui était organisée conjointement par le Centre pour la conservation de la vie marine et le développement communautaire (MCD) et le Réseau SEAFish.

Soixante participants venant d’organisations de populations de pêcheurs et d’Ong de l’Asie