Yemaya

Keyword Search
 
Issue No.32
  • :0973-1164
  • :novembre
  • :2009

En bien des régions du monde, les communautés de pêcheurs sont héritières d’une longue tradition. Au fil des générations, elles ont élaboré des systèmes de gouvernance interne, diverses façons de réglementer l’exploitation de la ressource. Dans ces groupes humains, la pêche est souvent plus qu’un simple moyen d’existence : c’est aussi une culture, une identité, un mode de vie. À travers le monde, étant donné la pression qui s’exerce sur les ressources halieutiques, on prend conscience de la nécessité de mieux gérer ce capital et l’habitat naturel du poisson, de préserver les identités sociales, les traditions culturelles, les valeurs communautaires. Pour qu’un système de gestion réussisse, il doit se fonder (cela devient évident) sur les structures sociales en place, tenir compte des particularités socio-économiques, culturelles et écologiques locales. À cet égard, on souligne l’intérêt particulier des systèmes de gestion communautaire, qui reposent donc sur des mécanismes de gouvernance interne et d’autorégulation fonctionnant au sein même des communautés. Les processus décisionnels communautaires apparaissent généralement comme relativement démocratiques et consensuels.

ÉDITORIAL

En bien des régions du monde, les communautés de pêcheurs sont héritières d’une longue tradition. Au fil des générations, elles ont élaboré des systèmes de gouvernance interne, diverses façons de réglementer l’exploitation de la ressource. Dans ces groupes humains, la pêche est souvent plus qu’un simple moyen d’existence : c’est aussi une culture, une identité, un mode de vie.

À travers le monde, étant donné la pression qui s’exerce sur les ressources halieutiques, on prend conscience de la nécessité de mieux gérer ce capital et l’habitat naturel du poisson, de préserver les identités sociales, les traditions culturelles, les valeurs communautaires. Pour qu’un système de gestion réussisse, il doit se fonder (cela devient évident) sur les structures sociales en place, tenir compte des particularités socio-économiques, culturelles et écologiques locales. À cet égard, on souligne l’intérêt particulier des systèmes de gestion communautaire, qui reposent donc sur des mécanismes de gouvernance interne et d’autorégulation fonctionnant au sein même des communautés. Les processus décisionnels communautaires apparaissent généralement comme relativement démocratiques et consensuels.<