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Issue No.48
  • :0973-1164
  • :mars
  • :2015

Célébrée le 8 mars, la Journée internationale de la femme est l’occasion pour les femmes de par le monde de manifester ensemble leur solidarité, d’évoquer leurs luttes en cours pour l’égalité, la liberté, la dignité, pour une vie exempte de violence. À l’origine, l’histoire dit qu’il y a eu une manifestation des ouvrières du textile à New York ; puis, depuis maintenant une centaine d’années, avec cette commémoration du 8 mars, sur leur long chemin vers plus de liberté, les femmes peuvent faire un état des lieux collectif, établir le bilan de leurs avancées et de leurs échecs, et planifier pour l’avenir. Comme le montrent divers articles de ce bulletin, c’est ce qu’elles font aussi dans les communautés de pêche et côtières, où leur quotidien témoigne de l’esprit de lutte et de résistance incarné par la Journée internationale de la femme.

À l’occasion de ce 8 mars donc, il convient de rendre hommage à des militantes comme Tahira Shah et Chandrika Sharma qui, sans répit, ont consacré leur vie à défendre les droits des travailleurs de la pêche artisanale (tout particulièrement les femmes) à travers le monde. Tahira Shah, l’une des responsables du Forum des pêcheurs pakistanais (PFF), est décédée tout récemment. Elle aura combattu tout le temps, d’abord contre le conservatisme de sa famille d’origine qui l’entravait, ensuite pour améliorer sans relâche l’existence des petits pêcheurs du Pakistan.

Q & R

Entretien avec Bela Behera, pêcheuse et membre du comité de pilotage de Samudram, une fédération de groupes d’entraide féminins en Odisha, Inde


Shuddhawati Peke (shuddhawati@gmail.com), chargée de programme à l’ICSF


Qui êtes-vous, que faites-vous ?

Je m’appelle Bela Behera. Je suis du village de Balidia, block d’Astrang, en Odisha, Inde. Je suis membre du comité de pilotage de Samudram, une fédération à l’échelle du district de Puri. Mon mari, avec trois autres villageois, est copropriétaire d’un bateau de pêche en polyester. Je m’occupe de sa nourriture et de son équipement pour les sorties en mer ; et je vends aussi le poisson sur le site de débarquement et en faisant du porte à porte. Ensuite je m’occupe de la maison, de notre potager, des vaches que nous avons pour aider à payer les frais de scolarité des enfants.

Parlez-nous de Samudram

Samudram est une fédération de groupes d’entraide féminins qui porte sur cinq districts d’Odisha. Elle organise des programmes de formation : comptabilité et sensibilisation à divers probl

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