Yemaya

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Issue No.47
  • :0973-1164
  • :diciembre
  • :2014

Cette année constituera une étape importante pour les femmes de la pêche grâce à l’adoption des Directives d’application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté. Elles donnent aux femmes l’occasion de se rassembler, de lutter pour leurs droits humains, d’accéder plus facilement à des moyens de subsistance, et plus équitablement au fruit de leur labeur dans ce secteur. Mais pour cela il sera indispensable de constituer des organisations de femmes, de renforcer leur efficacité.

Ce numéro de Yemaya tente de faire ressortir la complexité de l’environnement économique et social dans lequel les femmes de la pêche mènent leur combat. À partir d’exemples concernant le Kerala et le Gujarat en Inde, le Portugal en Europe, nous voyons bien que la mondialisation et la crise économique (à quoi s’ajoutent diverses interventions gouvernementales menées au nom de la modernisation) ont de profondes répercussions sur les communautés locales. Les femmes sont confrontées aux effets néfastes de ces évolutions, d’autant plus que leurs droits coutumiers pour l’accès à du poisson frais et à des lieux de travail sûrs et sécurisés sont de plus en plus grignotés. Elles connaissent aussi de nouvelles difficultés internes : certaines sont obligées d’abandonner leur activité traditionnelle et de chercher un emploi salarié, d’autres se lancent dans la vente du poisson faute d’avoir trouvé autre chose à faire. C’est dans ce contexte que les femmes de la pêche artisanale doivent mener leur combat pour maintenir leurs droits actuels et pour obtenir de nouveaux droits dans d’autres occupations auxquelles elles prétendent.

AMÉRIQUE DU SUD / BRÉSIL

Gagner du terrain

La quatrième réunion de l’Articulation nationale des femmes de la pêche défend vigoureusement la pêche artisanale et les droits des femmes


Naína Pierri (pierrinai@gmail.com), professeure à l’Université fédérale du Paraná (UFPR), Membre de l’ICSF, et Natália Tavares de Azevedo (nataliatavares@ufpr.br), chercheuse à l’UFPR


Quelque 80 pêcheuses venues de 14 États (sur 26) du Brésil se sont rassemblées à Pontal de Paraná, station balnéaire située tout au sud du pays, du 25 au 29 août à l’occasion de la quatrième réunion biennale de l’Articulation nationale des femmes de la pêche (ANP). Il s’agissait de faire un état des lieux, de voir le chemin parcouru depuis le lancement de l’ANP en 2006, de définir priorités et stratégies pour la phase suivante.

L’ordre du jour traitait de diverses activités, d’aspects particuliers. Il y avait des tables rondes thématiques auxquelles participaient des invités membres d’organismes publics, des chercheurs, des structures d’appui. Le

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