Yemaya

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Issue No.43
  • :0973-1164
  • :juillet
  • :2013

Que ce soit en Afrique du Sud, au Chili, en Ouganda ou en Inde, comme le montre ce numéro de Yemaya, les femmes de la pêche artisanale et à petite échelle sont confrontées à des difficultés croissantes dans leur vie quotidienne. Entre des gouvernements bureaucratiques et des marchés prédateurs, d’une part, des organisations professionnelles contrôlées par les hommes et la violence des quartiers et même du domicile, la vie peut devenir infernale pour la plupart d’entre elles. Ces femmes tiennent habituellement le coup grâce à leur force intérieure ou à l’entraide mutuelle ; mais pour qu’elles obtiennent justice et trouvent la place qu’elles méritent dans ce secteur et la société, il reste tellement à faire.

AFRIQUE : Ouganda

Le changement est possible

Avec une approche globale du développement qui diversifie l’emploi, des femmes du Lac Victoria acquièrent autonomie et espoir


Margaret Nakato (mnakato@worldfisherforum.org) et Vaal B. Namugga (vaalbn@katosi.org), Katosi Women Development Trust, Ouganda


Katosi est une communauté de pêche située au nord du Lac Victoria. L’endroit a connu des transformations qui ont changé le mode de vie des habitants. Auparavant, les pêcheurs sortaient tous les jours, mais maintenant beaucoup vont jusqu’à des îles éloignées où ils passent des mois avant de revenir à Katosi. Il n’y a donc plus que quelques femmes à continuer à fumer le poisson alors que la majorité d’entre elles pratiquaient le fumage ou le séchage dans le passé.

Pour ces communautés, l’expansion de la pêche tournée vers l’exportation fait partie du problème. En plus, ces localités continuent d’attirer des gens cherchant à travailler à leur compte. Il y a donc davantage de monde à dépendre des ressources halieutiques, ce qui a aggravé la pollution de