Yemaya

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Issue No.38
  • :0973-1164
  • :novembre
  • :2011

Les communautés de pêche et les groupes autochtones, les populations d’agriculteurs, de pasteurs, d’habitants des forêts risquent souvent de devoir abandonner leurs terres, leurs forêts, leurs lieux de pêches, leurs territoires. On reconnaîtra à cet égard tout l’intérêt des négociations intergouvernementales relatives aux Directives volontaires pour la gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts qui sont en cours dans le contexte de la Sécurité alimentaire nationale sous les auspices du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA). Ces Directives ont donc pour objectif d’améliorer la gouvernance dans ces domaines afin d’assurer la sécurité alimentaire pour tous.

ASIE / INDE

Une mer pour soi

Grâce à la mariculture, des femmes ont pu améliorer leur niveau de vie, leur poids politique ; et il faudrait que les pouvoirs publics prennent de nouvelles mesures en leur faveur


C. Ramchandran (ramchandrancnair@gmail.com), Scientifique principal, Institut central de recherche des pêches maritimes, Kochi, Kerala, Inde (Une version de ce texte a été présentée au troisième Colloque mondial sur le genre dans l'aquaculture et la pêche dans le cadre du 9ème Forum sur l'aquaculture et la pêche en Asie, Université océanique de Shanghai, Chine, 21-25 avril 2011)


La mariculture (mytiliculture, algoculture, pisciculture de pleine eau en cage...) est la science de l’élevage d’organismes utiles dans un environnement marin. Au plan mondial, la production maricole a connu une période de croissance rapide dans la période récente, passant de 0,5 million de tonnes en 1950 à 10 millions de tonnes en 1990, puis à 36 millions en 2007. Cette activité est actuellement pratiquée dans 106 pays. Dans l’agriculture, les systèmes de production à terre constituent un espace