Yemaya

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Issue No.34
  • :0973-1164
  • :juine
  • :2010

Au moment où le présent numéro de Yemaya est imprimé, la fuite de pétrole sur le puits de la compagnie BP dans le golfe du Mexique continue à alimenter la marée noire qui touche les côtes des États-Unis, causant des dégâts sans précédent à l’environnement, à la vie marine. On mesure encore mal l’ampleur de cette catastrophe sur le plan écologique, social et économique. Cette marée noire nous rappelle malheureusement les multiples menaces qui pèsent sur la pêche et les communautés de pêcheurs. L’exploitation commerciale des océans, la surpêche, les évolutions technologiques, la concurrence pour l’occupation de l’espace littoral, la pollution et la destruction des habitats côtiers, autant de facteurs qui font sentir leurs effets sur les populations de pêcheurs à travers le monde. Ils frappent au coeur les communautés et les familles, déstabilisent les moyens de subsistance, modifient les rapports de force, la répartition du travail entre hommes et femmes, fragilisent la sécurité alimentaire et le bien-être des communautés.

DATES

Conférence mondiale des peuples sur le changement climatiqueet les droits de la Terre-Mère

Cette conférence, convoquée par le Président bolivien Evo Morales, s’est tenue du 19 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie. Saluée comme un sommet alternatif sur le climat, elle faisait suite aux négociations infructueuses de Copenhague et réunissait plus de 30 000 personnes : militants de base, organisations sociales, autochtones, écologistes et culturelles, Ong, experts climatiques, scientifiques divers venus d’une centaine de pays, dont 48 étaient officiellement représentés. Beaucoup d’autres gens participaient à l’événement via Internet, notamment dans la campagne d’action du dernier jour de la conférence (22 avril) qui coïncidait avec la Journée internationale de la Terre-Mère décidée par les Nations unies.

La conférence a adopté une déclaration finale dite Accord des peuples qui remet en cause la durabilité du système capitaliste mondial actuel, fauteur de changement climatique, et qui brise l’équilibre entre les humains et la nature. Ce texte réclame la fondation d’un nouveau système qui rétablisse l’harmonie avec la nature et assure l’équité entre les êtres h