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Issue No.46
  • :0973-1164
  • :août
  • :2014

L’adoption des Directives d’application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté (Directives sur la pêche artisanale/SSF) lors de la 31ème session du Comité des pêches (COFI) de la FAO en juin dernier constitue un évènement important dans l’histoire des pêches artisanales. C’est un grand pas en avant, espéré depuis longtemps, sur le chemin d’une reconnaissance effective des droits de millions de gens de la pêche, en particulier les femmes qui forment la moitié de la main-d’œuvre dans ce secteur, et dont l’apport n’est guère pris en considération. Le défi désormais est de faire en sorte que ces directives soient bien adaptées au contexte local, que les États acceptent de mettre en place une législation appropriée, de modifier les politiques. Le défi est aussi d’éduquer les femmes de la pêche, de leur faire comprendre tout l’intérêt de ces directives, et par conséquent la nécessité de s’organiser pour mieux faire pression sur les pouvoirs publics.

Ce faisant, il importe de débattre de l’évolution structurelle du secteur de la pêche, notamment des pêches artisanales. Dans le monde d’aujourd’hui, les jeunes des communautés de pêche traditionnelles abandonnent le métier de leurs ancêtres pour chercher des occupations plus lucratives ailleurs. Dans les populations de pêcheurs, l’âge moyen s’élève ; les aînés sont obligés de rester en activité dans la pêche ou d’autres occupations connexes, comme le montre l’article suivant concernant le décorticage des huîtres au Japon. Dans de tels contextes, la législation suffira-t-elle à répondre comme il convient aux besoins d’une main-d’œuvre vieillissante ?

 

Éditorial

L’adoption des Directives d’application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté (Directives sur la pêche artisanale/SSF) lors de la 31ème session du Comité des pêches (COFI) de la FAO en juin dernier constitue un évènement important dans l’histoire des pêches artisanales. C’est un grand pas en avant, espéré depuis longtemps, sur le chemin d’une reconnaissance effective des droits de millions de gens de la pêche, en particulier les femmes qui forment la moitié de la main-d’œuvre dans ce secteur, et dont l’apport n’est guère pris en considération. Le défi désormais est de faire en sorte que ces directives soient bien adaptées au contexte local, que les États acceptent de mettre en place une législation appropriée, de modifier les politiques. Le défi est aussi d’éduquer les femmes de la pêche, de leur faire comprendre tout l’intérêt de ces directives, et par conséquent la nécessité de s’organiser pour mieux faire pression sur les pouvoirs publics.

Ce faisant, il importe de débattre de l’évolution structurelle du secteur de la pêche, notamment des pêches artisana

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