Yemaya

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Issue No.44
  • :0973-1164
  • :diciembre
  • :2013

Dans le contexte actuel de mondialisation rapide et inégalitaire, de réchauffement climatique aussi, toute forme d’organisation de communautés marginalisées constitue un redoutable défi. C’est encore plus vrai lorsque cela concerne les femmes de communautés de pêche artisanale, confrontées à des structures capitalistes qui refusent de leur accorder une visibilité sociale, de justes salaires, des services essentiels, et aux pratiques patriarcales du secteur de la pêche, au sein même de leurs communautés et de leurs familles. Le processus d’organisation rencontre donc bien des difficultés et oblige souvent à faire des compromis stratégiques.

 

Éditorial

Dans le contexte actuel de mondialisation rapide et inégalitaire, de réchauffement climatique aussi, toute forme d’organisation de communautés marginalisées constitue un redoutable défi. C’est encore plus vrai lorsque cela concerne les femmes de communautés de pêche artisanale, confrontées à des structures capitalistes qui refusent de leur accorder une visibilité sociale, de justes salaires, des services essentiels, et aux pratiques patriarcales du secteur de la pêche, au sein même de leurs communautés et de leurs familles. Le processus d’organisation rencontre donc bien des difficultés et oblige souvent à faire des compromis stratégiques.

Ce numéro de Yemaya décrit trois modèles d’organisation, appliqués dans trois systèmes différents d’économie politique. Qu’il s’agisse de l’Articulation nationale des femmes de la pêche (ANP) au Brésil, d’AKTEA en Europe ou de SEWA (Association des travailleuses indépendantes) en Inde, leur point commun est le mot fédération. Ces trois modèles mettent en évidence le point suivant : les efforts d’organisation isolés sont évidemment importants mais, au bout d’un certain temps, c’est seulement en se fédérant que les diverses

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