Samudra Report

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Issue No:65
  • :0973-113x
  • :juillet
  • :2013

Citation littéraire

Par-dessus la mer bleue planait le mystère de l’obscurité de la nuit ;
le soleil de midi avait perdu sa fougueuse vigueur et diffusait le
splendide jaune pâle d’une pleine lune. Tout autour de moi, devant
et de chaque côté, ce n’était qu’étendues d’eau ; la terre et l’air
semblaient enrobés d’un film d’eau mouvante, et j’entendais dans
mes oreilles le bruit de l’eau qui tombe.

­­— Extrait de Le mystère de la mer, de Bram Stoker

Analyse / AMP

Mainmise sur la mer

Dans les terres et en mer, les réserves naturelles augmentent : que deviennent les droits humains de ceux qu’elles excluent ?


Cet article a été écrit par Alain Le Sann (ad.lesann@orange.fr), Membre de l’ICSF


Depuis une vingtaine d’années (depuis Rio 1992), de nombreux biologistes et ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales), puissamment soutenus par des fondations, des organisations internationales, des agences publiques, des dons privés mais aussi de plus en plus de sociétés multinationales, imposent l’idée que l’un des meilleurs moyens de préserver la biodiversité marine et les ressources de pêche est de multiplier les réserves intégrales et les aires marines protégées (AMP).

Après avoir imposé ce modèle à terre en réclamant sans cesse une extension des réserves (objectif 17 % adopté, avec un objectif de 25 % plus tard), les ONGE ont obtenu à Johannesburg en 2002 l’objectif d’AMP sur 20 % des océans, dont la moitié en réserves intégrales. Pour le grand public, sensibilisé par des discours et des films catastrophistes ou d’autres exaltant la beauté des réserves marines, cette demande est simple et évidente. Pourtant, les réserves soulèvent d’énormes questions...

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