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Issue No.37
  • :0973-1164
  • :juillet
  • :2011

Le troisième Colloque mondial sur le Genre dans l’aquaculture et les pêches (GAF3) qui s’est tenu au début de cette année à Shanghai a fait apparaître des faits inquiétants concernant les femmes de la pêche. Dans ce secteur, les femmes restent invisibles et marginalisées. Elles ont sans doute un plus grand accès au microcrédit mais leurs biens propres restent toujours fort réduits. Il arrive parfois qu’une femme occupe un rang élevé dans une institution qui s’occupe de pêche : c’est l’exception à la règle commune qui veut que les femmes soient confinées au bas de la hiérarchie des emplois. Malgré des années de luttes et d’argumentations, il est évident que ces femmes continuent à être privées du droit essentiel à l’égalité et la justice. La disparité hommes-femmes (thème central de ce Colloque) est aujourd’hui largement considérée comme l’un des facteurs majeurs de la discrimination et de l’exclusion dans le secteur de la pêche. Mais les éléments qui génèrent, reproduisent et maintiennent ces inégalités ne sont pas bien compris. On se contente souvent de faire allusion aux rapports de force entre l’homme et la femme, à une sorte de décalage entre les sexes. Pour réajuster les choses, il faudrait, dit-on, que les femmes acquièrent un certain nombre de compétences et d’outils à travers des formations spécifiques, des techniques d’intégration, l’accès au microcrédit… Cette démarche est appliquée depuis de nombreuses années dans le domaine du développement, mais il apparaît que, dans le monde de la pêche, le décalage n’est certainement pas en train de se réduire pour la majorité des femmes.

ÉDITORIAL

Le troisième Colloque mondial sur le Genre dans l’aquaculture et les pêches (GAF3) qui s’est tenu au début de cette année à Shanghai a fait apparaître des faits inquiétants concernant les femmes de la pêche. Dans ce secteur, les femmes restent invisibles et marginalisées. Elles ont sans doute un plus grand accès au microcrédit mais leurs biens propres restent toujours fort réduits. Il arrive parfois qu’une femme occupe un rang élevé dans une institution qui s’occupe de pêche : c’est l’exception à la règle commune qui veut que les femmes soient confinées au bas de la hiérarchie des emplois. Malgré des années de luttes et d’argumentations, il est évident que ces femmes continuent à être privées du droit essentiel à l’égalité et la justice.

La disparité hommes-femmes (thème central de ce Colloque) est aujourd’hui largement considérée comme l’un des facteurs majeurs de la discrimination et de l’exclusion dans le secteur de la pêche. Mais les éléments qui génèrent, reproduisent et maintiennent ces inégalités ne sont pas bien compris. On se contente souvent de faire allusion aux rapports de force entre l’homme et la femme, à une sorte de décalage entre les s