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Issue No.31
  • :0973-1164
  • :juillet
  • :2009

De nombreuses régions du monde, particulièrement en Afrique et en Asie, ont une longue et vigoureuse tradition de commerce transfrontalier de produits de la pêche artisanale et à petite échelle (voir l’article sur ces échanges entre Cambodge et Thaïlande, p. 2). Ce commerce, où règnent vitalité, dynamisme et concurrence, est largement tenu par les femmes. Il occupe souvent une place essentielle pour procurer des moyens de subsistance, des revenus aux petits producteurs des secteurs ruraux et pour apporter une indispensable nourriture aux consommateurs à faibles revenus dans les zones isolées. Étant donné la nature de ce commerce, il est diffi cile de savoir le nombre exact des personnes qui le pratiquent. Il est vraisemblable cependant qu’il s’agit de dizaines de milliers de gens. C’est peut-être à cause du manque d’informations sur l’importance réelle de cette activité que peu d’efforts systématiques ont été entrepris pour comprendre les problèmes rencontrés par ces commerçantes et pour tenter d’y remédier. Il faut écouter ce qu’elles disent. En juin 2001, lors d’un atelier consacré aux problèmes et perspectives de développement du commerce des produits de la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest, atelier organisé par l’ICSF en collaboration avec des partenaires locaux, les femmes présentes avaient identifi é leurs principales diffi cultés : les nombreux points de contrôle des Douanes et de la Police et le harcèlement auquel ils donnent lieu, le coût élevé du transport de la marchandise, le manque d’informations sur les marchés et les prix, l’insuffi sance des infrastructures pour la transformation et le stockage, les problèmes pour l’obtention d’un crédit…

ÉDITORIAL

De nombreuses régions du monde, particulièrement en Afrique et en Asie, ont une longue et vigoureuse tradition de commerce transfrontalier de produits de la pêche artisanale et à petite échelle (voir l’article sur ces échanges entre Cambodge et Thaïlande, p. 2). Ce commerce, où règnent vitalité, dynamisme et concurrence, est largement tenu par les femmes.

Il occupe souvent une place essentielle pour procurer des moyens de subsistance, des revenus aux petits producteurs des secteurs ruraux et pour apporter une indispensable nourriture aux consommateurs à faibles revenus dans les zones isolées. Étant donné la nature de ce commerce, il est difficile de savoir le nombre exact des personnes qui le pratiquent. Il est vraisemblable cependant qu’il s’agit de dizaines de milliers de gens. C’est peut-être à cause du manque d’informations sur l’importance réelle de cette activité que peu d’efforts systématiques ont été entrepris pour comprendre les problèmes rencontrés par ces commerçantes et pour tenter d’y remédier.

Il faut écouter ce qu’elles disent. En juin 2001, lors d’un atelier consacré aux problèmes et perspectives de développement du commerce des produits de la pêche artisanale en A