SAMUDRA Report

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Issue No:69
  • :0973–113x
  • :noviembre
  • :2014

CITATION LITTÉRAIRE

Sur la mer

Sur la mer, tout près du rivage, essayaient de s’élever, les unes par-dessus les autres, à étages de plus en plus larges, des vapeurs d’un noir de suie mais aussi d’un poli, d’une ­consistance d’agate, d’une pesanteur visible, si bien que les plus élevées penchant au-dessus de la tige déformée et jusqu’en dehors du centre de gravité de celles qui les avaient soutenues jusqu’ici, semblaient sur le point d’entraîner cet échafaudage déjà à demi-hauteur du ciel et de le précipiter dans la mer.

À l’ombre des jeunes filles en fleur,
de Marcel Proust

Analyse / AMP

Les oubliés du dispositif

Les pêcheurs sud-africains veulent qu’on respecte enfin leurs droits humains face à l’expansion des aires marines protégées


Cet article a été écrit par Jackie Sunde (jsunde@telkomsa.net), chercheuse à l’Université de Cape Town, Membre de l’ICSF


En concordance avec l’attention croissance accordée à l’échelle internationale aux AMP (aires marines protégées), considérées comme l’un des moyens d’atteindre le double objectif de la préservation de l’environnement marin et de la gestion des pêches, l’Afrique du Sud s’est lancée dans une politique nationale d’expansion de ces AMP. On en compte maintenant 24, dont 23 sur la côte et 1 (les îles du Prince Édouard) en haute mer.

Ces 23 AMP représentent en tout 23,17 % du littoral. Sept d’entre elles interdisent toute forme de prélèvement et sont donc classées comme no-take zones. L’utilisation extractive de la ressource est autorisée sur l’ensemble du périmètre dans neuf d’entre elles. Dans les sept autres, il y a à la fois des secteurs de pêche interdite et des secteurs de pêche autorisée. Au total, environ 9,25 % de la côte est complètement no-take.

En plus de ces AMP officielles, la Direction des pêches a utilisé des...

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