SAMUDRA Report

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Issue No:66
  • :0973-113x
  • :diciembre
  • :2013

Citation littéraire

Ah la belle matinée ! Loin derrière nous, le soleil
arrivait au-dessus de l’horizon de la mer, et
le ciel était tout d’or, joyeux, tout échauffé,
et la mer brillant comme une vitre, le vent en panne,
les vagues assoupies en de longues et faibles ondulations,
l’écume du sillage d’un bleu glacier pâle dans l’air jaune.

— Extrait de Mer et Sardaigne de D H Lawrence

Îles Féroé / Gestion

À chacun ses journées

Le système des jours de pêche, qui visait à réguler l’effort de pêche, semble rencontrer des problèmes


Cet article a été écrit par Óli Jacobsen (olijacobsen@olivant.fo), ancien Président de l’Association des pêcheurs des Féroé et de la section Pêcheurs de l’ITF (Fédération internationale des ouvriers du transport)


Jusqu’à l’extension des limites des zones de pêche à 200 milles en 1977, les navires féroïens pratiquaient essentiellement une pêche lointaine. Depuis l’ordre des choses en mer a changé, et les marins ont dû transférer la majeure partie de leur effort de pêche dans les eaux qui entourent l’archipel. La flotte ciblait surtout des espèces de fond (cabillaud, églefin, lieu noir…), principalement à la palangre ou au chalut. Les prises étaient envoyées vers des usines à terre.

Jusqu’en 1994, il n’existait pas de réglementation des pêches ; mais les stocks de cabillaud et d’églefin ont alors, de façon inattendue, accusé un déclin dramatique, ce qui a provoqué une crise économique sérieuse dans l’archipel. Un système de quotas a donc été établi pour ces trois espèces : plus petits pour le cabillaud et l’églefin, plus important pour le lieu...

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