SAMUDRA Report

Keyword Search
 
Issue No:64
  • :0973-113x
  • :mars
  • :2013

Citation littéraire

L’eau brillait paisiblement. Le ciel, sans une tache, était une
immensité bénigne de lumière immaculée. Et la brume sur
les marais d’Essex faisait comme une étoffe vaporeuse et
radieuse accrochée aux hauteurs boisées de l’intérieur, et
qui enrobait les rives basses dans ses plis diaphanes. Seule
l’obscurité à l’ouest, suspendue au-dessus des eaux en amont,
grandissait à chaque instant, comme irritée par l’approche
du soleil.

— In Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad

ÉDITORIAL

Il faut ratifier

Pour parvenir à une meilleure protection sociale, il est temps que les États ratifient la Convention n° 188 de l’OIT

Six années se seront bientôt écoulées depuis l’adoption de la Convention sur le travail dans le secteur de la pêche (C. 188) par la Conférence internationale du travail de l’OIT (Organisation internationale du travail). À ce jour, deux pays seulement (Argentine, Bosnie-Herzégovine) l’ont ratifiée, ce qui ralentit évidemment son application. Cela souligne bien l’opinion largement répandue selon laquelle les travailleurs de la pêche ne reçoivent toujours pas l’attention qu’ils méritent en matière de protection sociale.

Pourquoi les États mettent-ils tant de temps à ratifier cette C. 188 ? Il y a plusieurs raisons. Premièrement, dans la plupart des pays (notamment dans les pays en développement), les législations en cours n’obligent pas vraiment à prévoir une protection sociale pour ces gens. Il existe donc peu d’informations indépendantes sur leurs conditions d’embauche, de travail et d’existence, sur les prestations éventuelles en cas de blessures, de décès, de retraite. Les données relatives à certaines questions comme le travail des enfants, le travail forcé dans la pêche et...

Sign up for SAMUDRA Report Table of Contents Alerts