SAMUDRA Report

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Issue No:60
  • :0973–113x
  • :novembre
  • :2011

Les pêcheurs

les pêcheurs sont patients
les lignes posées sur l’eau claire
le chapeau à large bord
protégera
de tout

tandis que sur les boulevards
des voitures vont et viennent
elles transportent
des docteurs vers de tranquilles sous-sols
des enfants au cirque
des maîtres-musiciens vers de plaintifs violons

des amoureux vers d’étranges cérémonies
avec baleines et gardénias

les pêcheurs restent impavides
au-dessus de l’eau claire
où danse le bout de la canne
le monde est presque sous contrôle

et tout ce qui compte
est près de
se produire

—Alasdair Paterson
in Strictement privé

Nouvelle-Zélande : QIT

L’envers de l’histoire

La pratique des QIT dans ce pays devrait mettre en garde les pays en développement où beaucoup vivent de la pêche


 

Cet article a été écrit par Leith Duncan (leithswd@gmail.com), chercheur indépendant sur les pêches, Nouvelle-Zélande


 

Le système de gestion des quotas (SGQ/QMS) de la Nouvelle-Zélande, qui repose sur des quotas individuels transférables (QIT), jouit d’une bonne réputation internationale. Les conséquences pour de nombreux pêcheurs côtiers et leurs communautés sont cependant une autre histoire. Si cette forme de QIT est appliquée dans les pêcheries côtières des pays en développement, je crains que les répercussions sur les pêcheurs artisans et leurs communautés ne soient encore plus dévastatrices.

Idéologiquement, le choix de voir les choses en grand avait précédé le néolibéralisme qui préconise la privatisation (des droits de capture, dans ce cas), le jeu des forces du marché (la mondialisation) et la déréglementation (moins de contrôle de la part de l’État). Avec l’instauration du système de gestion des quotas (SGQ) en 1986, les pêches ont été le premier secteur à subir une restructuration selon la formule néo-zélandaise du néolibéralisme...

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